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Vous êtes prêt à déménager?

Le marché de l’habitation connaît un répit salutaire. Est-il temps de trouver un nouveau foyer?

Si vous êtes propriétaire d’une maison que vous pensez vendre, ou si vous voulez acheter une maison, les dernières nouvelles du marché immobilier vous laissent peut‑être perplexes sur ce que vous devez faire.

À la mi‑mai, l’Association canadienne de l’immeuble (ACI) a indiqué que les ventes de maisons à l’échelle nationale ont connu une baisse de près de 14 % en avril comparativement à l’année précédente. Les ventes enregistrées en janvier, février et mars sont aussi à la baisse par rapport à 2017. Les observateurs du marché constatent que de multiples facteurs ont créé de l’incertitude chez les acheteurs et les vendeurs : l’augmentation des coûts d’emprunt, la mise en œuvre de l’impôt pour les acheteurs étrangers et d’autres changements récents à la politique ayant ralenti les marchés en Ontario et en Colombie‑Britannique, et un exercice de simulation de crise plus difficile pour les demandes de prêts hypothécaires.

En réaction aux ventes moins élevées en avril, les représentants de l’ACI attribuent les variations à la simulation de crise en vigueur depuis janvier. Tous les acheteurs de maisons doivent pouvoir s’acquitter d’une hypothèque au taux le plus élevé entre le taux de référence de cinq ans de la Banque du Canada ou le taux hypothécaire négocié majoré de 2 %. Auparavant, cette exigence s’appliquait seulement aux acheteurs dont la mise de fonds était inférieure à 20 %. Ce changement signifie essentiellement que les acheteurs pourront dépenser 20 % de moins.

Depuis mai dernier, la Banque du Canada a augmenté cinq fois son taux d’intérêt pour les simulations de crise sur les prêts hypothécaires. Ce taux atteint maintenant 5,34 %, et on prévoit d’autres hausses. Un rapport publié par les Professionnels hypothécaires du Canada en novembre prédisait que 18 % des acheteurs potentiels ayant besoin d’un prêt hypothécaire ne passeraient pas la simulation de crise, ce qui signifie qu’ils ne peuvent pas acheter la maison de leur choix, et que 40 % à 50 % d’entre eux ne pourraient pas acheter du tout.

Pensez au marché local

Même si les statistiques sont tristes, elles ne disent pas tout. Les marchés immobiliers varient beaucoup au pays. Les statistiques nationales sont grandement faussées par la région du Grand Vancouver et la région du Grand Toronto, deux des marchés les plus chers. Dans ces deux régions, les ventes ont connu une baisse importante depuis avril (un mois record pour Toronto).

Le mieux est de consulter un agent immobilier d’expérience qui connaît bien les nuances de votre marché local. « Au cours des quatre derniers mois, le prix de vente moyen sur le marché de Toronto a enregistré en fait une augmentation de 9 %, malgré la simulation de crise, l’impôt pour les non-résidents et les taux d’intérêt à la hausse, » indique Fred Ly, représentant de Century 21 Atria Realty dans la région du Grand Toronto. « Cela est à la fois encourageant et contradictoire par rapport aux perspectives négatives qui se dégagent des statistiques de l’ACI. »

Pour ce qui est de la simulation de crise plus difficile, certains agents immobiliers accueillent bien ce changement. M. Ly et son partenaire d’affaires, Duke Pham, trouvent que c’est une mesure positive pour la viabilité à long terme du marché immobilier. « En 2017, de nombreux acheteurs se sont exposés beaucoup financièrement parce qu’ils craignaient une augmentation des prix de 50 000 $ à 100 000 $ s’ils attendaient un mois, » mentionne
M. Pham. « Maintenant, les acheteurs ont peur de trop s’engager. Ils sont plus prudents et achètent des maisons qu’ils peuvent se permettre
sans problème. »

Le prix est‑il le bon?

Des règles hypothécaires plus strictes et d’autres mesures ralentissant le marché ne signifient pas nécessairement que les prix des maisons vont baisser beaucoup. « Il y a encore beaucoup d’incertitude, et les personnes attendent, » précise M. Ly. « Les acheteurs attendent que les prix baissent en raison de l’impôt pour les non-résidents et de la simulation de crise, mais les prix ne baissent pas parce que les vendeurs peuvent encore se permettre d’absorber les coûts hypothécaires sur leurs maisons et leurs immeubles de placement. »

Alors, que doit faire un acheteur de maison? Si vous voulez acheter votre première maison, choisissez‑en une que vous aimez et qui vous convient financièrement, et soyez prêt à la garder pendant 5 à 10 ans, ajoutent M. Ly et M. Pham. « Que vous achetiez la maison pour y vivre, pour faire un investissement ou la revendre dans quelques mois, soyez prudent et pensez aux pires scénarios, » conseille M. Ly. « Et si la maison ne se vend pas? Pouvez-vous assumer le coût de l’hypothèque et des taxes foncières pendant cinq ans? »

Comme pour les vendeurs de maisons, M. Pham suggère d’inscrire votre propriété si le prix que vous pourriez obtenir maintenant vous satisfait. Personne ne peut prédire à quoi ressemblera le marché dans un mois ou dans six mois. Alors, le meilleur moment, c’est ce qui convient à vos besoins personnels. « Certaines personnes veulent attendre une hausse, mais le prix de votre prochaine propriété sera aussi plus élevé, » souligne M. Pham. « Si le prix actuel vous convient, n’hésitez pas. »

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